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3 août La DGI précise les modalités d’application du crédit d\'impôt sur les eaux pluviales
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Dans un bulletin officiel du 3 août, la Direction générale des impôts a publié une instruction administrative concernant le crédit d’impôt sur les équipements de récupération et de traitement des eaux pluviales. En effet, le projet de loi sur l'eau et les milieux aquatiques qui vise en un bon état écologique des eaux en 2015, conformément à une directive a notamment créé un crédit d'impôt de 25 % pour favoriser la récupération des eaux de pluie. La liste de ces équipements a été fixée par l’arrêté conjoint des Ministres de l’écologie, du logement, du budget et de la santé en date du 4 mai 2007, pris pour l’application de l’article 200 quater du CGI relatif aux dépenses d’équipements de l’habitation principale et modifiant l’article 18 bis de l’annexe IV à ce code publié au Journal officiel n° 105 du 5 mai 2007.
Cette instruction des impôts précise que les équipements concernés sont les équipements de récupération des eaux de pluie collectées à l’aval de toitures dont l’accès est inaccessible, pour des utilisations exclusivement à l’extérieur des habitations (ex : arrosage d’un jardin, lavage d’une automobile). La Direction générale des impôts souligne qu’un arrêté ministériel viendra ultérieurement préciser les conditions dans lesquelles l’utilisation des eaux ainsi collectées pourra être étendue à des usages internes à l’habitation, lesquels sont aujourd’hui exclus. La texte rappelle également les modalités d’application de l’extension du crédit d’impôt.
« Pour un même contribuable et une même habitation principale, le montant des dépenses ouvrant droit au crédit d’impôt, appréciées globalement pour les équipements de récupération et de traitement des eaux pluviales ainsi que les autres équipements, matériaux et appareils éligibles, ne peut excéder, conformément aux dispositions prévues au 4 de l’article 200 quater du CGI, pour l’ensemble de la période du 1er janvier 2005 au 31 décembre 2009, la somme de 8 000 € pour une personne célibataire, veuve ou divorcée ou de 16 000 € pour un couple ou les partenaires liés par un pacte civil de solidarité, soumis à une imposition commune », indique le texte. Ces nouvelles dispositions s’appliquent aux dépenses payées entre le 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2009.
Bulletin officiel des impôts n°96 |

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2006-10-28 Visite maison bioclimatique 28 octobre 2006
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L'EIE44 organise le samedi matin 28 octobre une visite dans une maison bioclimatique.
Maison de conception bioclimatique (>15 ans):
Murs ext G14, plancher chaufant, terre cuite,exposition sud,huisserie performant
Evolutions:
1. CESI thermosiffon
2. Solaire PV 10m2
3. Recupération eau de pluie / WC
A venir:
4. Poile à bois
Inscriptions par tel/mail:
Tél : 02 40 08 03 30
email : pie44.alisee@wanadoo.fr |

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Jeudi 24 novembre 2005 DOSSIER MAISONS ECOLOGIQUES DANS LE MONDE
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Le Monde - Jeudi 24 novembre 2005 - Hervé Morin
La maison écologique, durable et économe, se démocratise
Les Français en auraient-ils fini avec le syndrome des Trois Petits Cochons, qui les a longtemps poussés à bâtir des maisons en dur, comme un refuge coupé du monde extérieur ? Certains sont en tout cas prêts à faire construire leur "home sweet home" en bois, voire en chanvre et même en paille, à le concevoir plus en phase avec l'environnement extérieur. "Une centaine de maisons en bottes de paille agricole ont été construites cette année", se félicite Jean-Pierre Oliva, consultant en architecture écologique, un domaine naguère confidentiel, qu'il a vu éclore ces cinq dernières années, puis "exploser" avec la hausse du pétrole.
Ces maisons en paille ne sont pas des lubies nouvelles. L'habitat écologique est à la mode, comme le prouve l'ouverture d'un Salon qui lui est consacré, pour la deuxième année consécutive, du 25 au 27 novembre, à la Cité des sciences et de l'industrie, à Paris. Les premières ont été construites aux Etats-Unis en 1875, lorsque les botteleuses mécaniques sont apparues. En France, la plus ancienne a été construite à Montargis en 1921. "Elle est toujours en parfait état", assure Jean-Pierre Oliva, qui décline les avantages de ce matériau naturel, piégé dans des structures de bois, sous un crépi de chaux et de sable : isolant deux fois mieux que les briques alvéolaires, pour un coût sept à huit fois plus faible, il stocke du CO2 tout en redynamisant une filière agricole bio. Seul inconvénient, en ville, à l'entendre, l'épaisseur des murs, contrainte par la dimension des bottes de paille.
Il y a encore quelques années, évoquer ces solutions techniques aurait fait sourire. "Nous étions des Martiens", résume Jean-Pierre Oliva. Aujourd'hui, les (rares) artisans qui les mettent en oeuvre "ont des années de commandes". L'autre changement majeur, c'est que celles-ci n'émanent plus seulement d'amateurs de bio, "autoconstructeurs", ou de bobos à la recherche de maisons d'architecte. Mais elles viennent aussi d'acteurs publics soucieux d'économies d'énergie et de protection de l'environnement — comme la municipalité de Montholier (Jura), qui a fait construire deux résidences locatives en paille au tarif HLM.
La France est en retard par rapport à ses voisins, Allemagne et Suisse notamment, où l'habitat est deux à quatre fois moins énergivore. "On assiste depuis la fin des années 1990 à la rencontre entre deux mondes, celui des autoconstructeurs, adeptes des techniques traditionnelles, et celui des bioclimaticiens, qui ne se soucient pas forcément d'utiliser des matériaux écologiques", analyse Yvan Saint Jours, rédacteur en chef du la revue La Maison écologique. Lancé en 2001 à 3 500 exemplaires, ce magazine tire aujourd'hui à 50 000.
Encore faut-il s'entendre sur la définition de cet habitat écologique. Est-ce un bâtiment qui consomme peu d'énergie, voire en produit et est capable de recycler l'eau de pluie ? Qui fait appel à des matériaux renouvelables, naturels, à faible impact sur l'environnement ? Ou bien d'une maison saine, sans volatils ou fibres nocifs ? A moins qu'on ne parle d'une maison traditionnelle à laquelle on ajoute une chaudière ou un poêle à bois.
Chacun y va de son credo, dans un marché où les labels, peu contraignants, sont souvent conçus comme un argument marketing. "La maison en bois est perçue comme la référence, note Yvan Saint Jours. Mais elle peut être parfaitement anti-écologique si le bois est importé de Sibérie et a subi des traitements chimiques."
Pour avoir une idée précise du caractère écologique d'un produit, il faut en fait connaître tout son cycle de vie, depuis sa production jusqu'à son éventuel recyclage. Des fiches techniques commencent à être proposées par les industriels, selon une démarche purement déclarative. "Des programmes de vérification de ces données sont prévus", indique cependant François Maupetit, du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB). Responsable de la qualité sanitaire des produits, il souligne que l'évaluation dans ce domaine est encore plus embryonnaire. Sur des milliers de références, seuls quatre briques en terre cuite et un revêtement de sol synthétique ont fait l'objet d'un avis technique du comité environnement santé.
Peu importe, les bâtiments étiquetés haute qualité environnementale (HQE) fleurissent, même s'ils ne remplissent pas tous les critères prévus par ce label. "Il s'agit surtout d'une démarche pédagogique pour encourager une approche qui ne doit pas être réservée à une élite", note Jean-Christophe Visier, chef du département développement durable au CSTB.
De fait, on sort peu à peu de l'esprit "prototype". La Coop de construction, à Rennes, fait figure de pionnière. En 2000, son programme Salvatierra réduisait par quatre la consommation d'énergie. Mais il avait été fortement subventionné. La villa Belle-Ile, à Mordelles, concerne des accédants modestes (60 % bénéficient du prêt à taux zéro). Les quarante logements devraient bénéficier de charges de chauffage en diminution de 20 % (— 40 % pour l'eau chaude) et consommer 25 % d'eau en moins. Monomur en terre cuite, solaire thermique, récupération des eaux de pluie, peintures sans solvant, etc., permettent ces performances pour un surcoût modeste. "Nous avons fait un petit effort commercial, convient Didier Croc, de la Coop. C'est de la qualité environnementale raisonnée, qui ne vise pas à satisfaire les militants : le chanvre est trois fois plus cher que la laine de roche. Là, on cale..."
Pour l'architecte du projet, Bernard Mainguy, un bâtiment "zéro énergie", comme ceux qu'on peut rencontrer à Fribourg, en Allemagne, n'était pas l'objectif. "Ce sont souvent des maisons Thermos, où on se sent confiné", assure-t-il. Mais l'habitat autonome, capable de tirer profit du soleil, du vent et de la pluie, de traiter ses propres déchets, lui semble une piste prometteuse. "On ne compte pas plus d'une vingtaine de maisons autonomes, mais on pourrait élargir cette approche à des groupements d'habitats", juge-t-il.
La signature, le 17 novembre, par l'Office public d'aménagement et de construction (OPAC) de Paris d'une charte du développement durable est un signe de l'intérêt naissant des grands donneurs d'ordre. L'OPAC se fixe d'ici cinq ans des objectifs concrets : développer les énergies alternatives (10 000 m2 de panneaux solaires thermiques, deux éoliennes, pile à combustible), réduire de 5 % les émissions de CO2 et la consommation d'eau, diminuer de 30 % la consommation énergétique des constructions neuves.
Même le gouvernement s'y met : en plus des crédits d'impôts pour l'équipement en énergies renouvelables, il a décidé d'augmenter le tarif de rachat de l'électricité photovoltaïque produite par les particuliers — de 15 à 22,5 centimes d'euros du kWh. Et, à compter du 1er septembre 2006, toutes les habitations neuves devront être dotées d'un conduit à fumées "permettant le raccordement d'un foyer à bois ou à biomasse". La France s'est, il est vrai, engagée à diviser par quatre ses émissions de CO2 d'ici à 2050. Le bâtiment (habitat + tertiaire) produit 19 % des gaz à effet de serre émis par le pays. La maison écolo a donc de beaux jours devant elle.
Le Monde - Jeudi 24 novembre 2005 - Jean-Pierre Langellier
BEDDINGTON ( SURREY, ANGLETERRE) ENVOYÉ SPÉCIAL
BedZED, premier village "zéro énergie" de Grande-Bretagne
De loin, on aperçoit d'étranges cheminées aux couleurs vives. Elles couronnent les toits de BedZED, le premier village écologique d'Angleterre, à vingt minutes de train au sud de Londres. Grâce à leur ingénieux dispositif, assemblé autour d'un échangeur, l'air vicié qui s'en échappe cède sa chaleur à l'air frais qui y pénètre. Ce système de ventilation naturelle, qui permet de récupérer une partie des calories émises, symbolise l'efficience énergétique à l'honneur dans ce lieu de vie d'un nouveau genre, inauguré en 2002.
BedZED signifie Beddington Zero Energy Development. Ce quartier de Beddington, précurseur d'un habitat bioclimatique, "développe zéro énergie". C'est la première communauté "neutre en carbone". Elle n'utilise pas plus d'énergie — renouvelable — qu'elle n'en produit sur place, et n'ajoute aucun surplus de dioxyde de carbone dans l'atmosphère.
L'architecte Bill Dunster, concepteur de ce projet pilote qui intègre toutes les techniques du développement durable, a voulu reconstituer une cité-jardin traditionnelle à l'anglaise, en densifiant autant que possible l'espace urbanisé. Edifié sur une ancienne décharge publique, BedZED est aussi dense que le quartier de Soho, au coeur de Londres. Son inventeur y a resserré les liens entre l'habitat et les lieux de travail, délibérément mêlés. Multiplier les ensembles de ce type, assure-t-il, permettrait presque de satisfaire les énormes besoins en logements des Britanniques d'ici à 2016, en ne construisant que sur les terrains à bâtir, sans toucher aux espaces agricoles et naturels.
A BedZED, l'impérative protection de l'environnement ne sacrifie jamais le confort et la modernité. Architecte militant, Bill Dunster n'a rien d'un écologiste rétrograde ou grincheux. "J'en ai assez des activistes négatifs, explique-t-il. L'avenir peut être désirable et amusant. A BedZED, on respecte l'environnement tout en ayant un style de vie convivial et financièrement abordable."
Imaginé pendant trois ans par Bill Dunster, avec le soutien de l'ONG anglaise Bioregional, cet "éco-village" a été financé par la fondation Peabody, la plus importante association caritative consacrée à l'habitat. Il accueille quelque 300 résidents dans 100 logements. C'est un site socialement mixte, destiné ni aux bobos ni aux écolos, et où les plus aisés ont acheté leur appartement, et les plus modestes le louent. Les sept corps de bâtiment, que prolonge un vaste terrain de jeu, abritent les lieux propres à une communauté : cafétéria, garderie, club sportif, centre de santé.
LA RANÇON DU SUCCÈS
BedZED utilise au maximum les matériaux naturels, renouvelables ou recyclables — bois, briques, structures métalliques — disponibles dans un rayon de 50 km, pour favoriser l'économie régionale et limiter les transports. La nourriture est livrée chaque jour par 200 producteurs locaux, d'où une économie d'emballages et une alimentation moins coûteuse et plus saine. "On a calculé, rappelle Bill Dunster, que, dans ce pays, les composants d'un repas moyen parcourent au total 3 200 km avant d'arriver sur la table du consommateur."
Les inventeurs de BedZED ont privilégié les solutions passives. Exemple : mieux vaut, pour économiser l'énergie, une bonne isolation thermique qu'un équipement sophistiqué, sujet aux pannes et cher à l'entretien. Chaque logement, exposé plein sud, possède une serre qui capte la lumière et la chaleur et où des panneaux photovoltaïques produisent de l'électricité. Un jardinet fait face à la serre. Les bureaux et les commerces sont au nord, reliés aux logements par des passerelles.
Une centrale alimentée par des résidus forestiers produit l'électricité et l'eau chaude sanitaire. Les pertes thermiques sont minimes. Les murs ont 50 cm d'épaisseur, la toiture contient un isolant végétal, les ampoules et les appareils consomment peu. "Voyez, constate fièrement Bill Dunster, même par temps froid, il est presque inutile de chauffer." Les eaux de pluie sont stockées, les eaux sales, traitées biologiquement sur place. On a diminué le chauffage de 90 %, l'électricité de 60 %, les déchets de 75 %.
La présence de l'automobile a été réduite de moitié. On encourage l'usage partagé des véhicules. Sur le parking, des bornes permettent de recharger gratuitement les voitures électriques. A BedZED, l'empreinte écologique est deux fois moindre que dans celle d'un quartier traditionnel. Les rares habitants qui l'ont quitté l'ont fait pour empocher une plus-value immobilière, car, en trois ans, les logements ont déjà presque doublé de valeur. Ecologie ou pas, c'est la rançon du succès.
Le Monde - Jeudi 24 novembre 2005 - Propos recueillis par Christine Garin
Jürgen Hartwig, architecte-urbaniste
"A Fribourg, les éco-logements consomment dix fois moins d'énergie"
Vous êtes architecte-urbaniste à Fribourg (Allemagne), chargé de la promotion des deux quartiers écologiques pilotes, Vauban et Riesenfeld. Comment se sont-ils développés ?
Tout a commencé, en 1975, avec la mobilisation contre un projet de centrale nucléaire à Whyl, à 20 kilomètres de Fribourg, qui a débouché sur une réflexion sur les énergies alternatives. Des associations se sont créées, certains habitants se sont bricolé des capteurs solaires individuels puis la municipalité, il y a une quinzaine d'années, a pris le relais en créant des pistes cyclables — nous en avons 400 kilomètres aujourd'hui —, un système de tri sélectif des déchets, etc.
Les deux quartiers de Vauban et Riesenfeld, qui regroupent 15 000 habitants à 4 km du centre-ville de Fribourg, sont nés, dans un troisième temps, sur des bases encore plus ambitieuses : habitats à basse consommation, cogénération, récupération de l'eau de pluie, priorité absolue aux transports en commun, aux piétons et aux cyclistes.
Quel a été le rôle des pouvoirs publics ?
La ville est propriétaire des sols, un ancien terrain militaire libéré par l'armée française en 1992, pour Vauban, un ancien terrain d'épuration pour Riesenfeld. Mais les futurs propriétaires, avec des architectes, se sont constitués en lobbies pour s'opposer à l'arrivée de promoteurs privés classiques et populariser l'idée de "quartiers écologiques".
Tout a été conçu en accord avec la population : les espaces verts, qui n'utilisent que des matériaux naturels, bois, pierres, espèces locales, etc., comme le réseau de transports en commun, chaque immeuble étant obligatoirement situé à moins de 500 mètres d'une station de tram.
La Ville a accepté cette démarche participative et elle la finance. Chaque quartier possède aussi un réseau de chauffage branché sur une centrale cogénératrice — au bois ou au gaz naturel —, qui produit électricité et chauffage.
Quels sont les résultats sur l'environnement ?
Tous les bâtiments sont basse consommation. C'est obligatoire et contrôlé par la mairie. Du coup, une petite centrale de cogénération suffit pour 40 hectares et 5 000 habitants.
L'isolation et la ventilation des logements permettent de baisser considérablement la consommation d'énergie, qui peut tomber jusqu'à 20 ou 25 kWh au mètre carré par an, soit dix fois moins que dans un logement classique.
Beaucoup de bâtiments combinent capteurs solaires thermiques et solaires photovoltaïques. Les habitants fabriquent de l'eau chaude par le système solaire thermique pour leur propre consommation et produisent de l'électricité qui est réinjectée dans le réseau public de la ville. Certains produisent davantage qu'ils ne consomment, c'est ce qu'on appelle l'"habitat positif".
Il y a moins de dix ans, à Fribourg, nous avions 500 mètres carrés de panneaux photovoltaïques, nous en sommes à 50 000 aujourd'hui car la loi fédérale a considérablement augmenté les subventions à la production de ce type d'énergie.
L'usine qui fabrique ces panneaux depuis 1998, à Fribourg, emploie aujourd'hui 200 personnes. Par ailleurs, 60 % de la population possède une voiture mais seulement un tiers l'utilise pour se rendre au centre-ville.
Vous recevez 1 500 visiteurs français par an, parmi lesquels beaucoup d'élus. Qu'est-ce qui les étonne le plus ?
La physionomie générale des quartiers, la diversité des matériaux et des formes, mais surtout la démarche participative, à laquelle vous n'êtes pas habitués. |

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06/06/2005 deux Avis Techniques sur des procédés à base de Produits minces réfléchissants
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Une première : la Commission des Avis Techniques vient de délivrer deux Avis Techniques sur des procédés à base de Produits minces réfléchissants : N° 20/04-47 Air Thermofoil DBA pour application en murs ; N° 20/04-48 Air Thermofoil DBA pour application en toiture. Ces procédés constituent des compléments d'isolation thermique conformément à la définition donnée dans la Note d’information N°1 du GS N°20*.
Ces deux Avis Techniques confirment que, moyennant des précautions de mise en oeuvre, il est possible d'obtenir, notamment grâce à la diminution des échanges thermiques par rayonnement, un complément d'isolation thermique correspondant à une résistance thermique de 0,36 à 1,5 m2.K/W (soit l’équivalent de 15 à 60 mm d'isolant courant environ), l'équivalence à 60 mm d'isolant étant conditionnée par l'association du produit à deux lames d'air non ventilées de 30 mm, soit en encombrement total d'au moins 65 mm.
Les Avis Techniques précisent les conditions de mise en oeuvre, et notamment la manière d'obtenir une ou deux lames d’air non ventilées (ou faiblement ventilées) en face externe ou de part et d’autre du produit mince réfléchissant. Les performances thermiques sont identiques à celles obtenues : soit par calcul selon la norme internationale de référence NF ISO EN 6946 (novembre 1996) ; soit par mesure, notamment par la méthode de la boîte chaude gardée, toutes deux reconnues par la Communauté scientifique mondiale. En particulier, on note que les calculs et mesures faits en Europe et en Amérique du Nord aboutissent au même résultat. Ils prennent en compte les trois modes de transfert : les effets du rayonnement (du fait de la faible émissivité des faces externes de ces produits), la convection dans les lames d'air et la conduction dans le produit lui-même. Les utilisateurs trouveront donc dans ces Avis Techniques les performances thermiques "utiles"du procédé, à savoir les performances attendues du produit posé pendant toute la durée de vie de l’ouvrage, compte tenu du vieillissement naturel du matériau et de ses conditions de mise en oeuvre.
Publié le 06/06/2005
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07/02/2005 Un mur isolant et producteur d’énergie
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La société Robin Sun lance sur le marché un produit à la croisée de deux tendances : l’isolation et la production d’énergie. Développé avec l’Institut national des sciences appliquées de Strasbourg, le «vitrage solaire» est un mur isolant qui laisse transparaître la lumière et utilise au passage son énergie pour la transformer en eau chaude.
«Le vitrage capteur est un vitrage traditionnel à isolation renforcée, avec une couche qui isole, plus un capteur solaire qui sert à produire de l'eau chaude», explique Jean-Marc Robin, gérant de la société Robin Sun, créée en juillet 2002. Cette vitre nouvelle génération est transparente sur 40% de sa surface, le reste étant occupé par un serpentin de cuivre et par des bandes réflectrices en argent pour augmenter la productivité du capteur.
Plus qu'un capteur solaire, ce vitrage a avant tout une fonction d'isolation (empêcher la chaleur du bâtiment de se perdre dans la nature en hiver ou d'entrer dans le bâtiment en été) et de contrôle solaire (empêcher la lumière du soleil de trop frapper l'intérieur du bâtiment). «C'est l'équivalent d'un mur fortement isolant», assure M. Robin, qui précise que cette invention a pour vocation de remplacer les murs des bâtiments et non les fenêtres.
Pour un coût équivalent à des capteurs thermiques classiques pour la production d'eau chaude, installés par exemple sur un toit - environ 1.150 euros le m2 avec l'équipement, selon M. Robin - ce vitrage solaire, qualifié de «saut technologique» par ses concepteurs, a aussi un autre avantage : «il n'a pas besoin de support, le capteur est la façade».
Après des tests effectués à Nancy, la société assure ainsi que pour un pavillon bien isolé, l'installation de vitrage solaire, qui peut sur demande être rendu opaque, sur l'équivalent de 10% de la surface au sol permet la production de 40% des besoins d'eau chaude, sanitaire et de chauffage. Mais Robin Sun vise prioritairement les entreprises et les collectivités.
«Je ne crois pas que les particuliers seront des précurseurs sur cette technologie», prédit le gérant, qui entrevoit un «marché énorme» en France et en Allemagne. Selon les études de marché commandées par Robin Sun, ce produit qui fait l'objet d'un brevet européen a en effet un potentiel cumulé dans les deux pays de 3 à 5 millions de m2 d'ici 2010.
Désormais à la recherche de clients, la société Robin Sun a installé son vitrage sur la plate-forme Climatherm de l'INSA de Strasbourg, qui lui sert à la fois de vitrine commerciale et de site de tests. Sur cette plate-forme destinée à la formation des élèves, les performances du vitrage vont être suivies «pendant une ou deux saisons», en simulant différents types de bâtiments, explique Bernard Flament, docteur en énergétique responsable de Climatherm.
Ces tests, qui serviront de référence pour une future certification, conduiront peut-être à de «nouvelles applications du produit, comme la production de froid», continue M. Flament, qui a participé pendant quatre ans à la conception du vitrage solaire. M. Robin avait en effet contacté l'INSA dès 1998-99 avec ce projet qui a nécessité 280.000 euros de recherche et développement, dont 90.000 euros de subvention de la région Alsace.
Amélie BOTTOLLIER DEPOIS
( 07/02/2005 ) |

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24/01/2005 Une ampoule quasi immortelle
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La société américaine Enlux a mis au point une ampoule révolutionnaire utilisant des diodes blanches et pouvant durer 25 fois plus longtemps qu’une ampoule traditionnelle.
Déjà récompensée comme la plus grande invention de l’année par le magazine américain Popular Science, cette ampoule devrait faire sensation en avril prochain lors du salon Lightfair où elle sera proposée aux professionnels.
Si la technologie des diodes LED n’est pas nouvelle - elles ont été créé dans les années 60 - leur utilisation dans l’éclairage était jusqu’alors inconnue.
PME implantée dans l’Arizona, Enlux a su remplacer les filaments par des diodes à température constante. Avec un habillage spécifique en aluminium, ces ampoules ne chauffent pas, peuvent durer quelque 50.000 heures (soit 35 ans au rythme de 4 heures par jour) et en plus elles consomment beaucoup moins d’énergie qu’une ampoule classique.
D’une puissance de 22 W maximum, elles consomment trois fois moins que des ampoules à incandescence de 45W ou 65W tout en produisant la même quantité de lumière.
Conçu pour le marché américain (120 V), ces ampoules sont commercialisées aux alentours de 70 dollars. |

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Décembre 2004 DECI : un nouvel éclairage sur le diagnostic consommation d'énergie
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Voir clair, évoluer dans un espace confortable et sûr : des éléments essentiels à toutes nos activités et en particulier sur notre lieu de travail. Une consommation raisonnée de l'énergie s’impose également comme une évidence environnementale. C’est dans cette optique que l’Ademe et l’Agence Française d’Éclairage (AFE) ont demandé au CSTB de les aider à créer un outil de diagnostic de l’éclairage des locaux professionnels. Un outil qui trouvera échos chez les maîtres d’ouvrages -exploitants de bureaux-, les responsables de maintenance et, bien sûr, les occupants des bureaux.
L’éclairage mérite une attention spécifique, tant au quotidien que dans une perspective de développement durable. Le logiciel DECI est un outil d’évaluation des installations d’éclairage existantes, adapté aux bâtiments professionnels et de loisir. Simple d’utilisation, il permet de vérifier la performance de l’installation d‘éclairage et le niveau de confort obtenu. En se connectant gratuitement sur http://ddd.cstb.fr/deci, l’exploitant de bureaux, le responsable de maintenance ou même l’occupant peut réaliser son diagnostic d’installation. Le logiciel donne les premiers éléments sur les données-clés de l’installation : niveau d’éclairement, confort visuel, consommation électrique, entretien et installation. Il attribue une note à chaque critère et prodigue des conseils adaptés au local décrit.
Pour un diagnostic plus précis de l’éclairage du local, il faudra renseigner la base sur plusieurs critères : département de France où est situé le bâtiment (qui détermine le niveau d’éclairement extérieur), taille du local, surface des baies vitrées, description des luminaires et de leur nombre, distance entre les luminaires et le plafond, entretien.
Le CSTB a développé le moteur de calcul et l’interface qui permet de naviguer dans l’outil ; l’AFE a apporté la méthode de confort. Les textes de l’outil de diagnostic ont été élaborés en commun.
Mis en service depuis janvier 2004, DECI a déjà effectué 4 500 diagnostics !
Publié le 22/12/2004 Auteur : Corinne Iannaccone
Tous les chemins mènent à DECI
DECI est accessible sur les sites du CSTB, de l'AFE, de l’Ademe :
http://ddd.cstb.fr/deci
DECI est référencé dans :
http://www.afe-eclairage.com.fr rubrique Diagnostic des installations d'éclairage intérieur)
http://steilec.ac-aix-marseille.fr/electrotech/logiciels.htm
http://listes.tice.ac-caen.fr/pipermail/sti-elt/2004-April/000098.html
Revue de presse : TDC interview d'Hervé Lefebvre de l'Ademe |

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9 novembre 2004 les regles à respecter pour une installation solaire en collectif pour eviter la legionellose en 2004 et 2005
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- dans les établissements de santé : les ballons de préchauffage d'ECS sont
interdits (CIRCULAIRE DGS/SD7A/SD5C-DHOS/E4 n ° 2002/243 du 22/04/2002
relative à la prévention du risque lié aux légionelles dans les
établissements de santé) : ceci implique de stocker l'énergie solaire dans
de l'eau "morte" (non renouvelée) et de transférer la chaleur stockée à
l'eau sanitaire grâce à un échangeur à plaques (attention au
dimensionnement)
- pour les autres applications (logements collectifs, ...) il y a un projet
d'arrêté non encore finalisé qui indique :
aux points de puisage : pièces destinées à la toilette : température
maximale < 50° C
autres pièces : température maximale < 60°C
cuisines et les buanderies : 90°C en certains points faisant l'objet d
'une signalisation particulière
- Si volume entre le point de mise en distribution et le point de puisage à
risque le plus éloigné supérieur à 3 litres, la température doit être
supérieure ou égale à 50°C en tout point des systèmes de distribution, à l'
exception des tubes finaux d'alimentation dont le volume est inférieur ou
égal à 3l
- L'eau des équipements de stockage, à l'exclusion des ballons de
pré-chauffage, doit :
être en tout point et en permanence à une température supérieure ou
égale à 55°C ;
ou être portée à une température suffisante dans sa totalité au mois un
fois par 24 heures.
les systèmes avec ballons de préchauffage solaire et appoint séparé maintenu
à une température > 55 °C sont donc autorisés |

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Tous les mardis et les premiers samedis du mois Terres de vent
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Site équipé d un chauffe-eau solaire, d une éolienne, de panneaux solaires photovoltaïques, d une chaudière automatique à bois déchiqueté.
Maison bioclimatique en matériaux locaux en construction (terre, bois, paille, pisé, toiture végétale...)
Tous les mardis après-midi et tous les premiers samedis du moisà 14 h
Inscriptions : Terres de vent, EIE 53, 02 43 06 18 24 |

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Année 2005 Permanences EIE Saumur
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12/01
26/01
09/02
23/02
09/03
23/03
13/04
27/04
11/05
25/05
08/06
22/06
13/07
27/07
24/08
14/09
28/09
12/10
26/10
08/11
23/11
14/12 |

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05/01/06 Legionnelle : pas d\'obligation de température pour les ballons de préchauffage solaire
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LEGIONELLE : L'Arrêté du ministère de la santé relatif aux installations d\'alimentation en eau chaude sanitaire dans le résidentiel et le tertiaire a été publié au journal officiel du 15 décembre dernier. Les ballons d\'appoint sont soumis à obligation de température, ce n\'est pas le cas pour les ballons de préchauffage (par exemple solaires) qui ne sont soumis à aucune contrainte de température.
http://www.legifrance.gouv.fr/imagesJOE/2005/1215/joe_20051215_0291_0036.pdf
Source : lettre Tecsol |

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